Définition
Types de toiture verte
Composantes
/ membranes
Installation
Accès
au toit
Coûts d'un
toit vert
Quelques faits
importants
sur les toits verts
Quelques faits
intéressants sur les végétaux
Définition:
Le principe de la toiture
végétale (aussi : toit vert ou toit
végétalisé) existe depuis la
préhistoire. Il consiste à recouvrir d'un
substrat végétalisé un toit plat ou
à faible pente (jusqu'à 35° et rarement
plus, au-delà, on parlera de mur
végétalisé).
C'est une
caractéristique architecturale fréquente d'un
bâtiment durable, ou de type HQE (approche architecturale
incluant les principes et critères du
développement durable).
De
nombreuses expériences conduites en Europe (depuis les
années 1970 surtout en Allemagne, Pays-Bas, Suisse, pays
scandinaves, et depuis peu en Belgique, France, etc.) ont
montré que pour des objectifs esthétiques ou de
durabilité, comme dans la perspective de restauration ou
protection de la biodiversité et de l'Environnement en
milieu urbain, l’aménagement d’un
« écotoit » se
révélait intéressant.
source : Wikipédia
Types de toiture
verte:
Bien qu'il existe une multitude de produits et de
techniques d'installation d'un toit
végétalisé, on peut toutefois les
distinguer en deux grandes catégories: Les toits
verts extensifs, et les toits verts intensifs. On parlera
aussi de toit vert hybride ou semi intensif, qui est un
compromis entre les deux. Les toits terrasse et les
toits jardin sont considérés ici comme
étant des ajouts optionnels possibles pour les deux
catégories.
- Toit vert extensif:
Constitué d'une mince couche de terreau
plutôt minéral d'environ 3.8cm
à 15cm (1 1/2po à 6po), sur lequel on implantera
des végétaux très
résistants à la sécheresse. Surtout
des variétés de plantes grasses comme les orpins
mais aussi certaines graminées et plantes vivaces
sélectionnées selon la région
climatique.
Système le plus accessible par son faible coût et
son poids modéré de 39 à 73
kg/m2 (8 à 15lbs/pi2)
et ce saturé d'eau. À noter que la structure du
bâtiment doit tout de même faire l'objet d'un
rapport signé par un ingénieur civil
spécialisé en structure, qui
analysera et
calculera la charge supplémentaire que la toiture
est en mesure de supporter.
- Toit vert intensif:
Constitué d'une épaisse couche de terreau
organique de 15cm (6po) et plus, et idéalement d'un
système d'irrigation d'appoint contrôlé
automatiquement. Ce système, beaucoup plus dispendieux et
lourd (147 kg/m2 (30lbs/pi2) et plus),
nécessite une structure de
bâtiment renforcie en conséquence. Surtout
implanté sur des bâtiments neufs conçus
en fonction de la charge supplémentaire
considérable, ce système offre une
très grande variété de
végétaux, voir même de petits arbres
et arbustes.
- Toit
terrasse et toit jardin: Pour profiter au maximum de son
toit végétal et lorsqu'il est possible
d'installer un accès au
toit, une infinité d'options
d'aménagement paysager sont alors réalisables.
Comme il est déconseillé de marcher directement
sur la plupart des végétaux, des sentiers de
pierres, de dalles de béton ou de bois peuvent
être incorporés. Des surfaces de couvre sols tels
le trèfle rampant, le lierre rampant ou encore du
gazon
à faible entretient, permettent de créer une aire
de détente à circulation
modérée. Toujours sans oublier la contrainte de
poids, il est aussi possible d'incorporer divers
éléments tels un potager, un patio ou pontage de
bois, un gazebo, une fontaine, voir même un bassin d'eau ou
un spa.
Composantes
/ membranes:
Une toiture
végétale comporte essentiellement 5
éléments principaux:
- La
membrane
d'étanchéité -
Essentielle comme pour toute les toitures, elle protège
contre les infiltrations et évacue les eaux en surplus
lorsque le toit végétal en est saturé.
Les types de membrane idéales pour une toiture
végétale sont les membranes de caoutchouc
synthétique appelées EPDM
et les membranes thermoplatiques TPO,
plus dispendieuse mais
légèrement plus robuste et durable.
L'élastomère est aussi une option valable,
quoiqu'il doive être
protégé par une membrane anti-racine puisque fait
à partir de produits pétroliers,
composés organiques n'offrant pas une résistance
à toute épreuve aux racines. La toiture
d'asphalte conventionnel est évidemment
déconseillée pour la même raison, et
trop peu durable en plus d'être néfaste pour
l'environnement. On ne parlera pas ici de PVC, produit à
banir dans toute ses applications puisqu'encore plus néfaste
pour l'environnement que l'asphalte. Greenpeace suggère
l'EPDM comme alternative au PVC. http://archive.greenpeace.org/toxics/reports/btf.html
- La
membrane
anti-racine - Nécessaire seulement
sur les types de membrane organiques comme
l'élastomère.
Les autres membranes monocouche comme l'EPDM et le TPO sont des
matériaux aux propriétés anti-racines.
- Couche
de
drainage, rétention, filtration et irrigation -
Le panneau ELT Easy greenTM (figure ci-contre) permet
de remplir toutes ces fonctions à
la fois.
- La
première section, le panneau de drainage
et de rétention, permet de laisser passer le surplus d'eau
lorsque le substrat en est saturé, et d'en retenir une
quantité
suffisante pour les végétaux. Composé
de
polyéthylène
récupéré à 50%.
- Par dessus le panneau de drainage est fixé
un tissus géotextile composé de fibres
de
chanvre, servant à
retenir le substrat et à irriguer le système par
phénomène de capillarité.
Il sert aussi de médium supplémentaire
à l'enracinement.
- Couche
de
substrat - Une recette spécifique est
attribuée pour chaque type de plantation. Les toits
extensifs préféreront un minimum de terreau
mélangé à beaucoup de
minéraux (sable, gravier, etc) pour améliorer le
drainage et ainsi éviter que les plantes grasses
habituées à un milieu sec ne baignent dans l'eau.
Un toit intensif par contre nécessitera beaucoup
plus de nutriments et d'espace pour sa grande
variété de végétaux, donc
un terreau plus épais et plus riche. Il est bien entendu
possible de combiner les deux types pour se faire un toit hybride, avec
différentes sections de différentes
épaisseurs de substrat.
- Couche
de végétation et
aménagement
paysager - Seule couche visible,
végétaux au
choix et aménagements paysagers en tout genre. Bien qu'il
soit
possible de marcher directement sur du couvre sols comme du lierre, du
trèfle rempant ou du gazon, il est
préférable
d'installer des chemins de dalles, pierres ou autres
matériaux
plus résistants.
Installation:
Comme il existe plusieurs types de
toitures, chacune aura une préparation différente
pour l'installation de la membrane
d'étanchéité. Pour ce qui est de la
partie végétale, Toitvert enr.
privilégie une méthode des plus simples et
versatiles, adaptée tant au toit extensif
qu'intensif. La
compagnie ELT, a
développé les panneaux amovibles Easy greenTM
pouvant être achetés
prévégétalisés ou
non, permettant ainsi d'obtenir un toit vert
instantanément
en très peu de temps. De plus, cette technologie permet de
garder un accès relativement facile à la membrane
d'étanchéité sans avoir à
détruire le couvert végétal comme se
serait le cas avec d'autres méthodes de membranes en
rouleau.
*** TRÈS
IMPORTANT *** : Pour tous les types de bâtiments neufs et
usagés et toutes les catégories de toit
vert, la structure du bâtiment doit absolument
répondre à l'un des deux critères
suivants:
- Conçue
ou refaite en fonction de la charge
additionnelle escomptée;
OU
- Analysée
par un
ingénieur expert en structure du bâtiment qui
produira un rapport spécifiant la charge
supplémentaire autorisée sur la toiture.
Cliquer
sur le type de toiture en place sur le bâtiment:
- Bâtiment
neuf ou en construction
Toitvert enr. offre
la possibilité de faire
l'isolation, l'étanchéité et
la ferblanterie complète d'une toiture de bâtiment
en construction. Nous sommes spécialisés en
membranes EPDM et TPO, idéales pour les toitures
végétales.
- Toit plat
avec platelage
en béton, métal ou bois:
Pose d'un pare vapeur, d'une ou plusieurs couches
d'isolant
rigide au choix et de la membrane
d'étanchéité qui englobe tous les
parapets et murets. Finalement les panneaux Easy greenTM viennent servir de ballaste
à l'ensemble. À noter qu'il est possible de
créer un système
d'étanchéité attaché
mécaniquement ou en pleine adhérence, permettant
ainsi de reporter l'implantation du toit vert à une
date ultérieure.
- Toit en
pente (moins de 25
°):
Toit vert extensif seulement, panneaux
prévégétalisés.
Présumant une
isolation faite
dans l'entretoit, une simple membrane EPDM ou TPO est collée
sur le platelage (contreplaqués) du toit et les panneaux
sont déposés par la suite. Des attaches
mécaniques peuvent être
nécessaires pour
assurer une protection
contre les vents.
- Toit
en pente (plus de 25°):
Au delà de 25° de pente, on parlera plutôt
de mur végétal. Voir le site de la compagnie
ELT: www.eltlivingwalls.com
- Bâtiment
existant
- Toit plat
revêtement d'asphalte et gravier:
Dépendamment du type de toiture
végétale désiré et de la
capacité de la structure, trois options sont possibles, la
première étant
simple et abordable, les deux autres plus complexes
et dispendieuses.
1ere
option: Solution adaptée pour un toit extensif
avec une structure de bâtiment pouvant supporter le
léger poids supplémentaire de panneaux ELT avec
un substrat très mince. Tout en gardant l'asphalte en
dessous, on refait tout de même
l'étanchéité en enlevant le gravier de
l'ancienne toiture et en posant une membrane EPDM collée sur
des panneaux de fibre de bois préalablement
vissés au travers de l'asphalte jusqu'au platelage. Cette
méthode permet aussi de subdiviser le projet en deux
étapes séparées dans le temps en
commencant évidemment
par l'étanchéité. Le toit
vert peut se faire beaucoup plus tard, voir quelques
années après.
2e option: Pour un
toit hybride ou extensif, on aura fort probablement à
éliminer tout surplus de poids inutile, c'est à
dire enlever le gravier et l'asphalte avant de poser la
membrane. Cette étape supplémentaire
vient doubler le coût de
l'étanchéité. À noter que
certains revêtement d'asphalte, posés par des
entrepreneurs peu consciencieux, sont collés directement sur
le platelage du toit et deviennent très difficiles
à arracher. Seul un test de coupe peu
révéler cette anomalie qui engendrerait des
coûts supplémentaires.
3e option: Aussi pour
un toit hybride ou extensif, cette dernière solution
consiste à solidifier une structure de toit trop
faible, pour augmenter sa capacité en fonction du volume de
substrat désiré. Cette solution de dernier
recours est évidemment la plus coûteuse mais
permet l'installation d'un toit de rêve...
- Toit
plat revêtement
élastomère:
Si le revêtement est récent, une simple membrane
anti-racine est installée sous les panneaux. Les
même
contraintes structurelles que pour les autres types
de toit
s'appliquent, bien que l'élastomère soit plus de
3 fois
moins lourd que l'asphalte et gravier.
- Toit en pente
(moins de 25°)
revêtement bardeau ou élastomère:
Toit vert extensif seulement, panneaux
prévégétalisés.
Après avoir retiré
le bardeau ou l'élastomère, une simple membrane
EPDM est collée sur le
platelage (contreplaqués) du toit et les panneaux sont
déposés par la
suite. Des attaches mécaniques peuvent
être nécessaires pour assurer une protection
contre les vents. À noter que si
l'élastomère est récent et que la
pente est très faible, il est possible de
procéder directement à la toiture
végétale en posant préalablement une
membrane anti-racine (très rapide à installer et
peu dispendieuse).
- Toit en pente
(plus de 25°)
revêtement bardeau:
Au delà de 25° de pente, on parlera plutôt
de mur végétal. Voir le site de la
compagnie ELT: http://www.eltlivingwalls.com
Accès
au toit:
Lorsqu'un accès au toit est
prévu pour d'autres fins que l'entretient (aire de repos,
potager, etc.), il est obligatoire d'installer un garde-corps ou un
parapet d'une hauteur minimale de 1.07m (3.5pi). Il est aussi
primordial de s'informer des réglementations municipales,
sachant que certaines municipalités exigeront par exemple
qu'un garde-corps ne soit pas visible du côté de
la rue et soit installé en retrait du bord du toit.
Coûts du
toit vert:
Comme chaque projet est unique et
que
plusieurs facteurs sont
déterminants sur le coût total d'un projet, il est
préférable de nous
contacter pour avoir l'heure juste et idéalement obtenir une
soumission
détaillée sur mesure. Ceci étant
dit, un projet minimal de type extensif,
sans option ou détail spécial, va chercher dans
les 75$ à 161$ du mètre carré, soit 7$
à 15$ du pied carré. Ceci exclus la membrane
d'étanchéité dont les prix varient
aussi énormément en fonction du type de toiture.
Voir section étanchéité
***(à venir, en construction)***
Aux
propriétaires résidentiels: Toitvert
enr. est évidemment très au fait du contraignant
aspect financier
d'un projet,
si minime soit-il. N'étant pas un OSBL, Toitvert enr. s'est
tout de
même engagé dans une mission
environnementale et vise avant toute chose de mettre plus de vert dans
nos vies. Nous offrons ainsi à nos clients
certaines avenues pour réduire les coûts.
N'hésitez pas à nous
consulter pour plus de détails.
Quelques
faits importants
sur les toits verts:
- Un
toit vert
ne remplace pas une toiture conventionnelle.
Si un
toit commence à prendre l'eau ou est tout
simplement vieillissant, l'étanchéité
doit absolument être refaite avant d'implanter un toit vert.
Tous les systèmes de toit vert sont conçus de
façon à laisser passer tout surplus d'eau,
néfaste tant pour la toiture que pour les
végétaux.
- Tout projet doit faire
l'objet d'une analyse
structurelle effectuée par un ingénieur
qualifié pour s'assurer que la toiture pourra soutenir le
surplus de poids et ce même pour un toit vert extensif.
- Un toit vert ne s'installe que sur une
pente maximale de
25°. Au delà on parlera de mur
végétal.
Voir le site de la compagnie
ELT: www.eltlivingwalls.com
- Si les panneaux
prévégétalisés sont
choisis comme solution pour couvrir une très grande surface, un délai de 6 à 12 mois
peut
être à prévoir afin de les obtenir
à
maturité si les stocks sont insuffisants.
- Pour les systèmes sans
irrigation
mécanique, une
surveillance minimale doit être faite durant les
périodes
de sécheresse, surtout les
deux premières
années. Pour
toutes les catégories de toit, quelques inspections
par
année sont nécessaires pour éviter que
des espèces indésirables (voir des
arbres)
prennent naissance.
Quelques faits
intéressants sur les végétaux:
- Une plante
qui manque d'eau est moins efficace pour filtrer l'air
ambiant. La
surface d'une feuille étant constituée comme
la peau, de pores microscopiques
appelés stomates (environ 10 000 par cm2)
, ces derniers captent le CO2 et le
transforme en sucre grâce au phénomène
de photosynthèse. En contrepartie, ce traitement fait
massivement transpirer la plante par ses pores, d'où leur
besoin en eau. Si le précieux liquide vient à
manquer, les stomates se ferment pour éviter le
dessèchement de la plante et la
photosynthèse ralentit.
- Utilisé
autrefois en poudre contre la
diarrhée et les crises d'épilepsie, l'orpin
(très utilisé sur les toits verts) sert
à la préparation des médicaments
contre l'artériosclérose et l'excès de
tension. Il est important de noter qu'à forte
dose, l'orpin est toxique et peut
provoquer des maux de tête et des vomissements. Les
sucs frais servent à soigner l'eczéma, les
dermites fongiques, les ulcères et les cors.
- La joubarbe des toits, autre vivace
très utilisée
sur les toits verts, était censée
éloigner les éclairs et le feu, ce pourquoi
l'empereur des Francs Charlemagne (742-814) demandait à ses
sujets de la planter sur les toits de leurs habitations. Son nom latin Sempervivum (vie
éternelle) se réfère à sa
robustesse.